DSC00760Présentation de Aurore LANI-YONOU

On m’appelle LANI-YONOU Aurore, je suis mariée et mère de deux (02) enfants. Je suis âgée de 40 ans et fonctionnaire dans la fonction publique au Ministère de la Justice.

Ma vie passée loin du Christ

J’étais chrétienne catholique du dimanche comme on le dit. Après mon premier geste (mon premier enfant), je n’allais plus à la messe les dimanches. En fait, je suis née dans une famille où les parents étaient rosicruciens. C'est-à-dire que les parents faisaient partie de l’ordre de la rose croix. Donc moi aussi j’avais servi dans la rose croix comme colombe pendant des années avant d’être remerciée à l’âge de 14 ans. Dans le même temps, mes parents fréquentaient l’Eglise du christianisme céleste (Religion syncrétiste) et je pratiquais aussi cette religion avec eux. J’avais reçu leur baptême. J’ai fait partie de cette église plusieurs années durant avant que mes parents ne décident d’en sortir vers les années 1990.  Pendant qu’on était dans ladite religion, on faisait des visions, des prières nocturnes dans la brousse, au bord de la rivière et de la mer. Lorsque j’avais commencé mon petit boulot au tribunal d’Abomey en 1997, ma mère m’amenait pour des consultations occultes. On faisait beaucoup de sacrifices aux idoles et c’était dans ces circonstances  que j’avais accepté le fâ comme protection du destin.

Une fois, j’ai été aussi avec les adeptes du fétiche thron vodou. Après les sacrifices d’initiation, on m’avait fait avaler un cauris avec les interdictions et prescriptions suivantes : « Tu ne dois jamais  t’asseoir à côté d’un homme autre que ton mari, tu ne mangeras pas dans une marmite noire, tu ne diras bonjour à personne le matin avant tes toilettes, tu ne dois pas manger le cola, tu dois avoir avec toi la poudre et du parfum et tu seras régulière à tous nos rassemblements, etc. »

Suite à une affectation professionnelle qui m’a amenée à Ouidah, je m’étais retrouvée encore avec les adeptes du thron à cause de deux oncles à qui mes parents avaient confié ma garde. Avec ces derniers, les fréquentations des féticheurs avaient repris. Tout cela se passait à Ouidah avant qu’une nouvelle affectation ne me ramène  à Cotonou en 2003. Pendant cette période, tout semblait bien aller pour moi. Je n’avais pas de maladie, ni les difficultés financières. Seulement les problèmes de mari de nuit.

Sans 000Arrivée à Cotonou en 2003, j’ai connu rapidement deux (02) brillants succès sur le plan professionnel : je venais d’être admise en 4ème  année de sciences juridiques à l’université d’Abomey Calavi et admise également à un concours professionnel organisé par le Ministère de la fonction publique qui me donnait accès au corps des Secrétaires des Services Administratifs (SSA) de la catégorie « B ». C’est après cela que les souffrances ont commencé pour moi.  Les difficultés au niveau de ma santé, des problèmes psychologiques, financiers, matériels, de conception, spirituels  et après s’était ajouté le problème de faiblesse intellectuelle car je ne pouvais plus rien garder avec ma mémoire. Je ne pouvais plus lire deux phrases sans déjà oublier la première. Je souffrais énormément, moralement et trimbalait beaucoup de maladies. Et presque tout mon salaire finissait dans les pharmacies. Je souffrais par exemple de la sinusite, des crampes sur la poitrine et dans le ventre. Je ne pouvais pas éclater de rire comme tout le monde sans quoi,  c’est des douleurs de crampe. J’avais également des douleurs au niveau du cœur, je soufrais aussi de l’asthme, de l’anémie chronique, des problèmes de constipation (je pouvais faire 10 jours sans aller à la selle). Il y avait la toux, les problèmes de caries dentaires et aussi des problèmes de conception parce que ma première fille avait déjà 05 ans et je n’arrivais pas à avoir un autre.

Tentatives de reconquête du bonheur perdu

  • Les soins de santé

Toutes ces souffrances physiques, spirituelles et intellectuelles ont fait que je n’avais plus le sourire, j’avais perdu tout appétit et presque la mémoire, la preuve est que j’avais abandonné les cours pour 05 années environ. Je faisais des délires et avais du dégout pour la vie. A cause des maladies énumérées plus haut, je suivais presque tous les jours des soins au Centre National Hospitalier Universitaire de Cotonou. J’avais fait plusieurs analyses et des examens tels que la radiographie, l’échographie, la fibroscopie. Pour la constipation j’ai fait une fois le « lavement baryté » et par la suite, on m’a interdit de manger certains aliments pour ne pas compliquer les constipations autrement je risquais une intervention chirurgicale. Je ne devais donc plus manger le pain, le riz, la pâte de maïs, le haricot, le gari, l’igname, le manioc, la patate douce, l’huile d’arachide, l’huile rouge etc. Je ne devrais manger que des légumes, la tomate, les salades, prendre les fruits et la bouillie. Je dois prendre mon repas du soir avant 18 heures avec exigence de marcher pendant au moins une heure avant de me coucher la nuit. J’avais aussi fait une fois une radiographie du cœur. Pour la sinusite, je faisais l’aérosol et pour le problème de mémoire je suivais les soins chez un Dr. Psychiatre qui travaille au CNHU. Je suivais les soins dans son cabinet privé où je me rendais tous les samedis et à chaque fois il fallait payer une somme de 5000 FCFA pour la consultation sans compter ceux des médicaments. Ces médicaments sont vendus par le cabinet même et ce sont des médicaments qui coûtaient  un peu chers et quand je les prenais  je  pouvais dormir du matin jusqu’au soir. J’avais aussi tout le temps peur. J’avais  peur des vieilles personnes, des fous, des personnes qui présentaient quelques aspects bizarres, il y avait aussi certains animaux. Comme exemples j’avais peur des oiseaux, des coqs, des insectes, des geckos, des chats, des lézards. Quand je les voyais, je commençais par ressentir des sensations de chair de poule dans tout mon corps, de la tête jusqu’aux pieds, et mon état d’âme change aussitôt. J’avais comme impression que deux oiseaux me suivaient partout où je passais au dehors. Dans ma chambre, c’étaient les geckos qui ne cessaient de me faire peur. Chaque fois, quand j’allais sous la douche, il y avait les lézards et aussi les deux oiseaux qui se présentaient toutes les fois. Et lorsque mes regards se posaient sur eux, en même temps  je commençais par ressentir les mêmes sensations de peur. Tout effort fait par moi pour éviter cet état en moi était vain. Ce que je ressens en ce moment je ne peux pas moi-même vous le décrire exactement sans l’aide du Saint Esprit. Lui seul peut vous aider à mieux comprendre. C’est plus fort que moi.

  • Fréquentations des églises dites reformées

Tous les soins que je suivais pour ma guérison étaient vain. Ma situation allait de mal en pis. Un jour, j’ai fait la découverte d’un lieu de prière appelé Mont Horeb (il s’agit des  prières des évangéliques) où je croyais trouver la guérison et des solutions à mes problèmes. J’étais même partie pour la 1ère fois avec des clichés de radio faite pour demander la guérison. Ce jour-là un pasteur m’a demandé d’enlever la croix de Jésus que je portais au coup et m’a interdit l’usage des objets de piété de l’église catholique. Consigne que j’avais aussi respectée. Pendant une prière,  subitement, et comme beaucoup de personnes d’ailleurs, je me suis retrouvée par terre et presque à moitié éveillée. Mais ce qui m’a encouragé malheureusement à persévérer dans cette prière était que la 1ère fois où j’étais tombée, je ressentais comme si je subissais une intervention chirurgicale dans mon ventre. Mais c’était une impression que j’avais car ce n’était pas une réalité. C’était des illusions. Et quand je m’étais retrouvée au sol quelque chose me disait en tête que c’était Dieu qui venait de m’opérée et que je serai guérie. Au contraire, c’était après cela que ma situation s’était compliquée davantage. Et c’est en ce moment que j’ai commencé une nouvelle phase de vie douloureuse et de souffrance. Un jour un pasteur m’a donné une huile à boire pour me retrouver. Après l’avoir bu, j’avais commencé par avoir des idées bizarres dans ma tête et des pensées tordues. Exemple : j’ai cassé moi-même la chaîne en or que j’avais au cou et je les ai jetés avec les boucles d’oreilles dans le wc. Je ne pouvais plus travailler au service, mon attitude avait changé. Je voulais tout le temps aller au lieu de prières. A la maison tout ce que je faisais étonnait tout mon entourage. Tout le monde se posait des questions sur moi au service comme à la maison. Or moi je ne savais pas que je faisais quelque chose de bizarre. Seulement, je faisais tout ce qui me venait à l’esprit comme si c’est une dictée. Je ne dormais plus la nuit, je  sentais des présences autour de moi et des attaques. Je devenais en suite immobilisée couchée dans mon lit. La sensation commençait par les pieds et remontait jusqu’à la tête. Et je ne pouvais plus parler ni bouger. Je devenais comme une personne qu’on a attaché des pieds jusqu’à la tête. La nuit, je sentais la présence des chats, des animaux bizarres sur le toit de ma chambre. Ils venaient s’arrêter au niveau de ma tête et la peur me prenait. Je criais des fois en disant "ils sont là, ils sont là". Je rentrais dans un autre état. Le mal allait de mal en pis. Mes parents informés, sont descendus à Cotonou pour me ramener à Bohicon chez un pasteur de l’église évangélique. J’ai passé près de 02 mois environ avec ce dernier. On priait sur moi tous les jours et je recevais des impositions de mains de tous les dirigeants de cette église.  Après ce lieu, j’ai parcouru plusieurs autres églises évangéliques mais toujours sans solution.

 

Sans titre-1Rencontre véritable avec le Christ

On n’était allé par la suite chez les membres du renouveau charismatique de l’église catholique qui ont aussi fait leurs prières pendant environ un mois et cette fois ça allait un peu mieux et j’avais repris service mais je ne pouvais pas toujours bien faire mon travail. Avec le renouveau, j’ai repris avec l’église catholique et j’allais régulièrement à la messe. En chemin, je rencontrais des personnes de nature bizarre qui essayaient de m’effrayer et me déstabiliser au point de me décourager. Ce phénomène m’arrive surtout lorsque je sors très contente après la participation à la messe. Pourtant je persévérais dans mes prières. Mais je n’arrivais plus à manger. Tout cela me donnait des soucis. J’étais devenue très maigre. J’avais perdu plus de la moitié de mon poids.

Après toutes ces péripéties le Seigneur dans sa miséricorde m’a montré la voie de la Cité de l’Immaculée dite « Awajijèkèdè (la joie, rien que la joie)». Et je peux vous dire que les biens la cité de l’Immaculée m’a apportés sont multiples. Je ne peux pas tout citer. Grâce à notre Seigneur, je sais désormais que beaucoup de choses se passent au tour de nous dans l’invisible que nous ne voyons pas  mais quand nous sommes dans le Christ, nous avons la victoire. Il y a eu trop de phénomènes au tour de moi mais le Seigneur a tout détruit par sa puissance et m’a restaurée. Il a refait ma vie. J’étais presque morte mais le Seigneur m’a délivrée et m’a sauvée. Il m’a refait et je ne peux que lui dire merci et lui rendre grâce. Et je vous invite aussi chers frères et sœurs à lui dire merci avec moi car je ne suis pas digne de tout ce qu’il m’a fait.

Les grâces que j’ai obtenues avec le Mouvement de Prières « la Cité de l’Immaculée dite Awajijèkèdè»

10382155_318739011609062_4855715968618425515_nLes enseignements ainsi que le cheminement suivi m’ont ouvert les yeux sur l’amour de Dieu. En réalité, tout le problème porte sur le manque d’amour pour Dieu. Quand nous n’aimons plus Dieu ou quand nous ne l’aimons pas assez, tout peut nous arriver. Un beau jour, après avoir suivi le témoignage d’une sœur qui disait que  le seigneur l’a guérie d’une maladie sans qu’elle ne soit allée à l’hôpital, j’ai décidé d’arrêter moi aussi le traitement que je suivais avec mon médecin pour n’expérimenter que Dieu. Le cheminement en question consiste à :

  • Faire un renoncement aux actes non conformes à la doctrine de l’église catholique posés par le passé et à leur conséquence,
  • Prendre l’engagement de participer à la messe quotidienne de préférence les matins,
  • Faire l’adoration de Jésus présent au saint sacrement,
  • Réciter quotidiennement le rosaire,
  • Participer aux assemblées de prières de l’assemblée,
  • Aimer Dieu et son prochain.

Sans 0007J’avais juste essayé de me conformer aux règles du groupe et tout a commencé par changer dans ma vie. J’ai obtenu la guérison de tous les maux qui me dérangeaient. Un an plus tard, j’ai rencontré mon médecin traitant dans les murs du tribunal qui m’a demandé pourquoi  je l’ai fui et ma réponse a été que Dieu m’avait déjà guérie et que je n’ai plus besoin des médicaments. Grâce à la Vierge Marie, dans un intervalle d’un mois de cheminement à peine dans la cité, j’ai reçu beaucoup de grâces. Exemples : J’ai retrouvé la joie que j’avais perdue à cause des souffrances, j’ai reçu la grâce de Prière et obtenu la fortification de ma foi. J’ai retrouvé le  sourire autrefois perdu, j’ai eu la paix intérieure. Par suite de cette régénération intérieure, j’ai vu que l’argent durait plus dans mes mains, ce n’était pas le cas avant.  J’ai repris normalement mon travail.

DSC00759Au service aujourd’hui mon salaire a triplé. Le Seigneur m’a accordé la grâce du mariage civil et religieux. J’ai eu aussi l’enfant que j’ai cherché durant quatre années après mon premier. J’ai acquis des biens notamment des parcelles pour la construction de maisons. J’ai reçu aussi la grâce d’avoir la compassion pour mes frères, mes amis. La grâce d’aimer Jésus et de connaître la force de la Vierge Marie sa mère. La grâce de donner sans regretter, d’aimer le prochain. Le Seigneur m’a promue au service. J’ai été nommée chef service, je suis régulièrement en missions. Beaucoup d’avantages sont liés à ce poste : des primes de carburant et autres. De plus, j’ai passé encore un autre concours professionnel en 2007 qui donnait accès au corps des Attachés des Services Administratifs de la catégorie «A », et sur près de 1000 candidats, j’ai fait partie des 120 déclarés admis alors que je n’ai pas eu le temps de bien préparer le concours et en plus  je n’ai soudoyé aucune personne pour mon admission. Les cours de remise à niveau organisés à cet effet au profit des candidats par certains professeurs de la place, étaient payants, mais j’étais toujours la Sans 002dernière personne à arriver car j’allais d’abord à la messe de 12h 45 avant de me rendre au lieu. J’ai toujours été la dernière personne à venir en salle pour les cours mais le seigneur m’a aidée à retenir l’essentiel qui m’a servi pour réussir. C’est aussi la miséricorde de Dieu. J’arrive aujourd’hui à discuter avec tout le monde avec fierté et en les regardant sans plus avoir peur. J’arrive à lire aujourd’hui l’écriture et bien les comprendre au point de les traduire en langue locale. C’est pourquoi je lis la parole de Dieu avec le groupe des lecteurs de Cité de l’Immaculée. J’ai aussi appris à chanter dans la chorale pour louer d’avantage mon seigneur. Les études universitaires que j’avais déjà abandonnées depuis les années 2003 à cause de la perte de mémoire ont été reprises avec succès aussi et j’ai obtenu en 2009 ma maîtrise en droit grâce à l’intercession de Sainte Rita de Cascia. Ce que je n’espérais même plus. Et en plus de tout cela, le seigneur a aussi permis que je sois désignée par mon Ministère de tutelle pour suivre une formation du second cycle de l’ENAM pour sortir Administrateur du Travail. Que notre seigneur est merveilleux !!!!!!!

Voilà mes chers frères et sœur, les raisons pour lesquelles, aujourd’hui j’exulte de joie pour mon Seigneur et Je chante et je danse pour lui.

Je vous remercie pour votre aimable attention et que l’esprit du seigneur notre Dieu vous aide à y tirer votre part dans ce témoignage.

 

 

 

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