t-Marie_Jesus(source cathobiblique.wordpress.com)

Dieu a honoré Marie plus que toutes les autres créatures en faisant d’elle la mère de Son Fils. En honorant Marie, l’Eglise Catholique ne fait que suivre l’exemple de Dieu lui-même. Les privilèges particuliers de Marie lui furent donnés par Dieu, non par les hommes.

En Lc 1, 26-56, le salut de l’archange Gabriel démontre un grand respect et honneur envers Marie. Elisabeth « remplie du Saint Esprit » dit de Marie qu’elle est bénie deux fois en quatre versets. Guidée par le Saint Esprit, Elisabeth honore Marie en disant : « Et comment m’est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ? »

Au verset 48, Marie prophétise que tous les ages la diront bienheureuse. Et c’est la raison pour laquelle nous ne l’appelons pas seulement la Vierge Marie, mais la Bienheureuse Vierge Marie.

La raison exige que Marie soit la Mère de Dieu

Tous les chrétiens croient que Jésus est né de la Vierge Marie. Ils croient aussi que, bien que Jésus ait deux natures (divine et humaine), Il est une Personne divine. Puisque cette Personne est née de Marie, elle est réellement la Mère de cette Personne divine, en bref la Mère de Dieu.

Si quelqu’un nie que Marie est la Mère de Dieu, qu’il en soit conscient ou pas, il nie par la même occasion l’Incarnation. Il implique alors que soit Jésus n’est pas Dieu ou bien que Jésus est deux personnes : un humain et un Dieu. Les protestants demandent : « Comment Marie, une créature, peut-elle être la mère du Créateur ? ». La réponse est que lorsque le Fils éternel de Dieu est devenu homme, Il a assumé une nature humaine. Il a pu ainsi naître d’une femme tout comme nous.

L’Ecriture enseigne que Marie est « la Mère de Dieu »

Luc 1, 43 : Elisabeth appelle Marie « mère de mon Seigneur ». Dans le Nouveau Testament, le terme « Seigneur » est réservé à Dieu.

Mat 1, 23 : « Voici que la vierge concevra et enfantera un fils, et on l’appellera du nom d’Emmanuel, ce qui se traduit : « Dieu avec nous ».

Luc 1, 35 : « l’être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu »

Ga 4, 4 : « Mais quand vint la plénitude du temps, Dieu envoya son Fils, né d’une femme, né sujet de la Loi »

Les Pères de l’Eglise confirment la maternité divine de Marie

St Ignace d’Antioche (110) : « Car notre Dieu, Jésus Christ, a été conçu par Marie en accord avec le plan de Dieu »

St Irénée de Lyon (180-199) : « La Vierge Marie (…) étant obéissante à Sa parole, reçue d’un ange la bonne nouvelle qu’elle porterait Dieu »

L’histoire de l’Eglise montre que le titre de Mère de Dieu ne fut pas contesté jusqu’à l’année 429. Alors un évêque nommé Nestorius commença à prêcher l’hérésie selon laquelle Jésus est deux personnes distinctes, et que Marie est seulement la mère de la personne humaine. En 431, le concile d’Ephèse condamna cette hérésie. Cette dernière ne refit surface que plus de mille après la Réforme. L’hérésie nestorienne démontre qu’une foi correcte à propos de Marie préserve une foi correcte à propos de Jésus.

Les réformateurs protestants prêchent que Marie est la Mère de Dieu

Martin Luther : « Dans cette œuvre où elle fut faite la Mère de Dieu, de nombreuses et bonnes choses lui furent nombreuses, a un tel point que personne ne peut le saisir …non seulement Marie a été la mère de Celui qui est né (à Bethléem), mais de Celui qui, avant le monde, est né éternellement du Père, né dans le temps d’une Mère et à la fois homme et Dieu »

Jean Calvin : « Il ne peut être nié que Dieu, en choisissant et en destinant Marie à être la Mère de Son Fils, lui a accordé le plus grand des honneurs… Elisabeth appelle Marie Mère du Seigneur, parce que l’unité de la personne dans les deux natures du Christ était telle que pouvait dire que l’homme mortel engendré dans le sein de Marie était en même temps le Dieu éternel »

Ulrich Zwingli : « Il lui a été donné ce qui n’appartient à aucune autre créature, à savoir que dans la chair, elle a donné naissance au Fils de Dieu »

Or, certains protestants aujourd’hui déclarent que parce que Marie n’a pas pu donné à Jésus Sa divinité, elle ne peut être appelé adéquatement sa mère. Ceci est une profonde erreur. Jésus est une personne. Une personne est une unité. C’est pourquoi nous disons qu’une personne est née, et non pas une nature ou un corps. Par exemple, nos parents ne nous ont pas donné nos âmes (qui ont été crées directement par Dieu), mais seulement nos corps. Cependant nous ne disons jamais que nos mères ont donnés naissance seulement à nos corps, mais à nous, des personnes complètes.

Or nous savons que plus une personne est importante dans la mission du Christ, plus grand est l’honneur qu’elle reçoit au ciel. Les apôtres par exemple ont reçu de très hauts rangs (Lc 22, 29-30). Marie a donné à Jésus Son corps, qui a été l’instrument de notre rédemption. Elle l’a porté dans son sein, la nourrit, l’a vêtu, la nourrit et l’a protégé. En toute chose, Marie a consenti à la volonté du Père pour Jésus. Elle a même accompagné Jésus au Calvaire où elle a communié profondément à Ses souffrances.

C’est pour cela que Marie est la plus grande des créatures de Dieu et que nous l’honorons.

Notons au passage que lorsque les pères de l’Eglise tels qu’Ignace d’Antioche et Irénée appellent Marie la Mère de Dieu, ils assument que les chrétiens considèrent que cela va de soi. Ils ne voient pas la nécessité d’expliquer et de défendre cette doctrine comme si elle prêtait à controverse. Au cinquième siècle, lorsque Nestorius commença à attaquer cette doctrine, l’Eglise reconnue immédiatement qu’il exposait une théologie nouvelle et hérétique.

Doctrine corollaire : Marie est notre mère spirituelle

Nous avons déjà montré que la reine mère de l’Ancien Testament préfigure Marie à la fois comme mère et reine du peuple élu de la Nouvelle Alliance. Les pères apostoliques comme st Justin et st Irénée enseignent que Marie est la Nouvelle Eve. Puisque Eve est la mère de la race humaine dans l’ordre de la nature, les Pères ont vu Marie comme la mère de la race humaine dans l’ordre de la grâce.

La prière Sub Tuum Praesidium (datée d’environ 250) illustre comment l’Eglise primitive considérait Marie comme une mère spirituelle :

Sous l’abri de ta miséricorde,
nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu.
Ne méprise pas nos prières
quand nous sommes dans l’épreuve,
mais de tous les dangers
délivre-nous toujours,
Vierge glorieuse, Vierge bienheureuse.

Les premiers chrétiens honoraient et reconnaissaient la maternité spirituelle de Marie. Nous croyons qu’elle est la mère de tous les peuples parce que Jésus a racheté tous les hommes. Elle est aussi la mère de l’Eglise d’une façon toute particulière, selon le Nouveau Testament.

Marie, mère spirituelle dans le Nouveau Testament

Jn 19, 26-27 : « Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d’elle, le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Dès cette heure-là, le disciple l’accueillit chez lui. ». Jésus n’a prononcé que sept phrases sur la croix. Ici, il fait plus que régler un problème domestique (bien que cela fasse aussi partie du sens littéral du texte).

L’Eglise a toujours compris que Jésus révélait, a ce moment précis, à tous ses disciples bien aimés, représentés par Jean, que Marie est notre mère spirituelle et que nous sommes ses enfants spirituels. Dans le moment le plus solennel de l’histoire du salut, les paroles de Jésus apportent une révélation importante.

Il est utile de noter que lorsque Jésus désigne Marie comme la mère de Jean, la mère biologique de ce dernier se trouve là : « Il y avait là de nombreuses femmes qui regardaient à distance, celles (…), entre autres Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée » (Mt 27, 55-56) Ce détail renforce l’importance et l’étendue des paroles de Jésus.

En 1 Co 12 st Paul enseigne que les membres de l’Eglise sont le corps du Christ. Les chrétiens ne font pas littéralement part du corps physique du Christ. Paul dit que, par grâce, nous sommes spirituellement unis à Jésus. Si Marie est la mère de la personne concrète de Jésus, et si les membres de l’Eglise sont membres du Christ, alors Marie est de même notre mère spirituelle.

Heb 2, 11 : « Car le sanctificateur et les sanctifiés ont tous même origine. C’est pourquoi il ne rougit pas de les nommer frères ». Si Jésus n’a pas honte de nous appeler « frères », nous ne devrions pas avoir honte d’appeler Sa mère notre mère. Après tout, nous appelons Son Père notre Père. Par grâce, nous recevons une nouvelle famille, y compris Marie notre mère spirituelle.

Au chapitre 12 de l’Apocalypse, l’attention se porte sur la « femme enveloppé par le soleil ». Qui est cette femme ? Les chrétiens s’accordent à dire que l’enfant de cette femme est le Christ (voir Ap 12, 5 et Ap 19, 15-16). Par conséquent, la femme doit être Marie. Symboliquement la femme peut aussi représenter l’Eglise et Israël. Mais littéralement c’est Marie parce que Marie est la seule femme qui soit concrètement la mère de Jésus. Ap 12, 17 dit que la femme a d’autres enfants : « ceux qui gardent les commandements de Dieu et possèdent le témoignage de Jésus. », c’est-à-dire les chrétiens. Cette femme, Marie, est la mère biologique de Jésus et la mère spirituelle de tous les chrétiens.

St Paul appelle Jésus le Nouvel Adam (1 Co 15, 45-47). Adam, le père naturel de la race humaine, préfigure Jésus le père surnaturel de la race humaine. Les Pères de l’Eglise appliquent le même principe à Eve et à Marie. Eve, la mère naturelle de la race humaine, préfigure Marie, la mère surnaturelle de la race humaine. Les premiers chrétiens ont vu cela clairement.

Tout comme les pères de la terre reflètent d’une certaine façon la paternité de Dieu (Eph 3, 14-15), les mères de la terre reflètent la maternité spirituelle de Marie. Cette maternité spirituelle nous aide à comprendre combien Dieu a donné à Marie un rôle important dans nos vies spirituelles. Nous devons reconnaître son rôle et l’accueillir comme un don précieux de Dieu, tout comme nous accueillons le don de la Bible et de l’Eglise. C’est cela la dévotion mariale catholique.

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