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#PrenonslavoiedusalutavecsaintAlphonseMariedeLiguori

1. Ce que Job dit de la divine Sagesse, on peut l'appliquer à la grâce: « L'homme n'en connaît pas le prix » (Jb 28, 13). Aussi l'échange-t-il contre des riens. En réalité, la divine grâce est un « trésor d'une valeur infinie » (Sg 7, 14), nos Livres saints l'affirment. Aux yeux des païens, ? ils le proclamaient bien haut, ? c'était pure impossibilité que la créature devînt l'amie du Créateur. Ils se trompaient: l'un des effets de la grâce est précisément d'établir une véritable amitié entre l'âme et Dieu. Dieu lui-même appelle son amie, l'âme en état de grâce: « Lève-toi, hâte-toi, mon amie » (Ct 2, 10). « Vous êtes mes amis » (Jn 15, 14).
Ainsi donc, ô mon Dieu, aussi longtemps que mon âme conserva l'état de grâce, elle fut votre amie; mais, dès que j'eus le malheur de pécher, elle devint votre ennemie, l'esclave du démon. Vous me donnez le temps de recouvrer votre grâce, je vous en remercie. Mon bien-aimé Seigneur, je me repens de tout mon coeur de l'avoir jadis perdue; ayez pitié de moi; daignez me la rendre, et ne permettez pas que je la reperde jamais.

2. Combien ne s'estimerait-il pas heureux, le sujet que le roi honorerait de son amitié! Il y aurait pourtant, chez ce sujet, hardiesse excessive à prétendre que le roi le tînt pour son ami; notre âme peut aspirer à l'amitié de Dieu sans excès de hardiesse. Un courtisan dont parle saint Augustin, disait fort sagement: « Si je veux être l'ami de l'empereur, j'y parviendrai difficilement; mais si je veux être l'ami de Dieu, je le deviens à l'instant. Il suffit de le vouloir. » (S. Augustin, Les Confessions, liv. 8, ch. 6, n. 15; PL 32, 755-756, BA 2/14, 41). En effet, un acte de contrition ou d'amour restitue au pécheur l'amitié divine. « Aucune langue ne peut, disait habituellement saint Pierre d'Alcantara, exprimer la grandeur de l'amour que Jésus porte à toute âme en état de grâce. » (S. Pierre d'Alcantara, Trattato dell' orazione e meditazione, P. 1, ch. 4, Rome 1706, 26).
Ah! Mon Dieu, dites-moi: suis-je en état de grâce? Il fut un temps où je l'avais perdue, je le sais; mais je ne sais pas si je l'ai recouvrée. Seigneur, je vous aime et me repens de vous avoir offensé: hâtez-vous de me pardonner.

3. Par contre, combien misérable, l'état d'une âme tombée dans la disgrâce de Dieu! Elle est séparée de son souverain Bien. Elle n'est plus à Dieu, Dieu n'est plus à elle. Dieu ne l'aime plus; que dis-je? Il la hait, elle lui fait horreur. Elle était sa fille, il la bénissait; elle est maintenant son ennemie, il la maudit.
Voilà donc, ô mon Dieu, l'affreux état où j'ai vécu tout le temps que j'ai passé dans votre disgrâce! J'en suis sorti, du moins je l'espère; sinon, que votre main me tire aussitôt de cet abîme! Vous avez promis d'aimer qui vous aime! « J'aime ceux qui m'aiment » (Pr 8, 17). Je vous aime, ô mon Bien suprême; aimez-moi donc aussi; je ne veux plus vivre loin de vous.
Ô Marie, secourez l'un de vos serviteurs, qui se recommande à vous.

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