• Présentations et salutations

Sans titre-6C’est avec un cœur plein de gratitude que ma femme et moi entamons d’écrire ce que vous lisez en ce moment. Oui! Un cœur plein de gratitude car nous n’avons au regard de nos multiples péchés aucun  mérite de tout ce que cet amour incarné, Jésus, nous a fait et continue de nous faire. Et surtout n’oubliez pas de remercier la Sainte Mère de Dieu, c’est par sa maternelle tendresse que ces grâces sont déversées sur nous. Je me nomme Gilles Eric AYI, Ingénieur Civil, et ma femme Rosaline GNAMASSOU Esthéticienne; nous sommes chrétiens baptisés, communiés, nous sommes fils de Dieu donc prince et princesse par surcroit, pouvoir que nous avons rangé dans nos archives pour vivre sans les armes que notre Seigneur nous a données. Nous  sommes ensemble depuis bientôt huit  (08) ans et nous avons à ce jour une fille Erica, agée de trois 06ans une autre âgée de 3ans et un garçon d’un an.

 

  • Ce qu’était notre vie chrétienne

P1030430Permettez-nous de dire brièvement comment nous vivions notre vie chrétienne : nous n’avons aucune exigence chrétienne depuis que nous nous connaissons et même quelques années avant notre rencontre (5) cinq ans environs. Nous n’allons jamais à l’Eglise le dimanche et les jours de fête sauf quand un évènement social (baptême, communion, mariage) coïncidait avec ces jours. Nous ne connaissons d’ailleurs pas un grand nombre de fêtes chrétiennes. Nous ne prions que très rarement ou si les évangélistes ambulants (Témoin de Jéhovah ; protestant et autres) nous y invitaient. Nous vivions les temps liturgiques comme des païens, (Avent (Noel) ; carême (Pâques) etc.). Nous étions du monde (revues et films pornographiques ; films d’horreur ;  et autres films sataniques etc.). Nous étions des habitués des sorties mondaines (boites de nuit, coins de striptease, (samedi ça me dit ; bar Fly, butterfly.

IMG_2486Club des rois etc.). Bref nous vivions pleinement dans le monde sans repère tout en nous efforçant d’être bons envers les hommes. C’est dans ce désordre où l’on a de loi que soi même que je m’adonnais librement au sexe (chambre de passage), à l’alcool au tabac et à d’autres formes d’impuretés. Il est tout de même important de noter ici que seule l’éducation religieuse de notre enfance nous empêchait d’aller au-delà de certaines passions mondaines, de nous laisser aller à la divination aux visions de toutes sortes, même si par deux fois, chacun de son côté, il nous est arrivé d’avoir eu brièvement recours.

Nous voudrions saluer ici cette éducation religieuse qui nous a  au moins appris à nous tourner vers le Père Céleste quand nous avons des difficultés même si en ce temps nous le faisions si mal.

  • Problème de santé pour notre première fille

IMG_2326Un mois après la naissance de notre fille et fidèle aux enseignements parentaux et à notre foi en Dieu et Dieu seul, nous avons fait baptiser notre fille à l’église Sacré Cœur D’AKPAKPA / Cotonou. Un an après cet heureux et combien festif évènement s’en suit une période de longues maladies pour notre fille. Notre fille, âgée d’environ un (01) an trois (03) mois soufra d’un peu de tout. Nous étions fréquents à l’hôpital et à un moment donné avions fait de l’hôpital notre seconde demeure, laissant aux araignées, salamandres, rats et cafards le soin de rentabiliser le loyer. Bref après environs cinq à six mois de traitement au centre hospitalier et universitaire Hubert Maga au Bénin et au centre hospitalier universitaire de Tokouin au Togo, nous regagnâmes par la grâce divine notre domicile. Je dépensai beaucoup (dans l’ordre d'un peu plus d’un million) et fus très découragé. C’est alors que je décidai de ne plus avoir d’enfants, non pas parce que seulement j’eus beaucoup dépensé mais parce que toute la souffrance qu’a endurée notre fille m’a fait souffrir également. De toute ma vie je n’ai jamais reçu autant d’injections et de perfusions alors qu’elle dans sa tendre enfance avec un corps si fragile en était soumis 24h /24. Je me souviens aussi des souffrances qu’elle a endurées pour  une bronchoscopie par des introductions infructueuses de sonde métallique au travers de son œsophage si fragile et si petit. Bref ni moi ni ma femme n’avions la paix du cœur. On était toujours sur le qui-vive. Chaque jour que je rentrais du boulot c’était avec la prière  qu’on ne m’annonce une fièvre, et chaque jour que je partais au boulot c’était avec la prière qu’on ne m’appelle  pour m’annoncer  une fièvre. A chaque fois que le téléphone sonnait et que l’appel provenait  de la maison c’est avec une prière et angoisse que je répondais. La peur permanente que l’enfant rechute nous rendait en permanence inquiets et nous  vivions dans un semblant de paix plein de peur courant à la moindre variation de température à l’hôpital. Nous avons plusieurs thermomètres et nous relevions presque tout le temps la température de notre fille. Pour la petite histoire un soir que nous avions constaté que notre fille faisait du 38°, nous avions pris peur et étions allés à l’hôpital, il sonnait 00heure, après consultation  le médecin nous renvoya sans aucun soin car l’enfant n’avait rien. Nous n’avions pas de paix, les médecins étaient devenus nos dieux et faisaient de nous ce qu’ils voulaient et sans considération pour la plupart d’entre eux. Quand on ne savait pas se tenir  on était toute suite repris arrogamment et  était traité de tout. On ne rentrait pas chez nous chaussé et on essuyait les carreaux, les meubles, les baies et toutes choses susceptibles d’être lapées par l’enfant tous les jours. Le robinet de  la cour était le passage obligatoire pour les visiteurs désireux de toucher l’enfant. Elle ne sortait presque jamais pour s’amuser avec les autres enfants par crainte d’infection ou de crise d’asthme aigu, bref elle était enfermée et se contentait des jouets et médicaments. Quand elle passait une semaine de vacance chez sa grand-mère à calavi on l’appelait deux fois par jour et on y allait souvent en courant, en pleine semaine au moins une fois par semaine de congé interpellé à une crise d’asthme ou une fièvre. On ne faisait confiance à personne pour s’occuper d’elle, malgré la présence de la domestique, ma femme a dû abandonner les cours pour mieux la surveiller. Notre fille était vulnérable à la petite saleté, à la petite poussière. Dans ces conditions et surtout pour la paix du cœur je décidai de dire « non » à un autre enfant car je n’avais plus confiance en la vie et au maître de la vie : quelle grave erreur !

Permettez-moi d’ouvrir une petite parenthèse pour vous parler de la fermeté dans  la foi : Pendant que notre fille souffrait il y avait une période que j’avais surnommé phase terminale, elle a passé deux semaines sans manger et a vomi tout le lait qu’elle tétait, elle faisait des selles vertes et gluantes et vomissait des   caillots de sang, elle était très faible. En ce moment, les propositions de village pour faire recours aux choses de chez nous dans les villages fusèrent de toute part, on me rassurait qu’il ne s’agissait que de plantes, on m’a même demandé de faire recours aux organisations secrètes pour  protéger  notre fille qui selon eux serait attaquée. Au rejet de tout cela et à ma fermeté dans la foi on me traita de criminel mais Dieu m’a revalu cela en sauvant notre enfant.

Pendant son hospitalisation notre fille a obtenu la guérison par miracle divin car jusqu’aujourd’hui  autant il y a eu de médecins autour d’elle autant il y avait d’avis sur sa guérison. C’était la première fois que je me suis retourné vers mon Dieu car je n’avais autre chose que d’aller prier tous les jours au Saint Sacrement et quelques fois à la messe en semaine mais jamais la messe du dimanche. Je promis au Seigneur qu’après la guérison de notre fille je ne retournerai plus dans le monde mais ce que je refis très vite et de plus belle.

  • Recherche de Dieu

Saint Augustin qui dit : « tu nous as fait pour toi Seigneur et notre cœur est sans repos tant qu’il ne demeure en toi ». Oui ! Nos cœurs étaient vraiment sans repos, sans repos vrai et sans bonheur parfait car éloigné de celui qui seul nous donne la joie parfaite  (Jn 15, 11). C’est dans cette quête du repos vrai et dans la fidélité à mes parents que moi Eric, j’ai découvert la bibliothèque des frères du centre st Joseph à Ste Rita. J’ai été en effet guidé par l’affichage devant la rue du centre, j’ai été accueilli par les sœurs et les frères. Ils dégageaient tous une joie et une simplicité qui m’attirèrent  beaucoup, ils m’ont ensuite invité avec insistance aux conférences qu’avec bonheur j’ai suivies.

J’en ai alors parlé à ma femme. Après notre déménagement d’Avotrou à Fifadji (1 mois environ), ma femme était accablée par les soucis conjugaux et décida de se confier au frère responsable de la communauté des frères chevaliers. Ce dernier lui a montré le chemin des prières quotidiennes du Mouvement Cité de l’Immaculée. Nous avons tous un soir de Novembre 2010 commencé par participer aux prières.

  • Marie Charbel notre deuxième fille.

IMG_2372Quant à ma décision de ne plus avoir d’enfant, ma femme tenait à avoir d’enfant et ne faisait pas attention à ma décision. Tellement sincère qu’il a fallu l’intermédiation de ma mère et mon père en passant par celle de ma tante avant que je ne leur promette un autre petit enfant mais un seul. Après que notre enfant ait eu deux (02) ans et quelques mois ma femme demanda  avec insistance une autre conception, j’ai accepté mais ne pris pas au sérieux : j’assistais à ses programmations avec impuissances pendant plus ou moins un (01) an ainsi qu’aux multiples tentatives sans succès de ses conceptions à tel point que je commençai à m’inquiéter. Tellement inquiet que j’ai commencé par participer aux tests de grossesse. Les résultats me laissaient stupéfait et sans mot.

Désemparé et dans la crainte de la nième tentative infructueuse ma sœur alla rencontrer le frère Eric, coordonnateur de la communauté de la cité de l’immaculée après un nième test de grossesse à st Luc. Elle lui confia  son inquiétude. Que dis-je ? Notre inquiétude. Le frère Responsable après l’avoir écouté la rassura qu’au Nom de Jésus Christ notre seigneur, les résultats cette fois seront bons. Ce qui arriva ! Nous avons compris par-là que ce n’est pas à nous de décider ou de planifier quelque naissance mais au Seigneur, source de bénédiction pour toute semence.

IMG_2327Les  merveilles du Seigneur ne s’arrêtèrent pas là. Au fur et à mesure que les jours passaient et que la grossesse évoluait et que nous prenions goût à la prière, les douleurs de bas ventre de ma sœur vinrent nous secouer. En effet après consultation ma sœur  fut interdite de mouvement à peine à un (01) mois de grossesse sous peine de perdre notre enfant. Nous avons mis en pratique cette recommandation. Pendant cette observation des prescriptions Médicales, ma femme, lors de l’une de ses visites au frère a été interpelée par ce dernier sur ses absences aux assemblées. Elle lui expliqua les recommandations de la sage-femme qu’elle observait depuis environ une semaine sans succès, au contraire le mal s’empirait en dépit du respect de l’ordonnance. Le frère responsable la réprimanda et lui expliqua que seul celui qui a placé l’enfant peut s’occuper de lui. Le soir même ma femme recommença les assemblées en continuant d’emprunter les taxis moto qui lui étaient interdits. A chaque consultation la sage-femme félicite la santé de la mère et de l’enfant alors que nous n’avions pas suivi les recommandations et sa longue ordonnance jusqu’au bout ; toutes les analyses se révèlent toujours normales et la grossesse s’est déroulée beaucoup mieux que la première fois. Dieu a guéri les menaces de ma femme et a pris soin d’elle et de notre enfant en son sein. Frères soyez toujours rassurés, la vie avec Dieu est toujours différente de celle sans lui ; elle est pleine de bonne  santé et de joie. Il ne saurait en être autrement car comme la rivière et sa source nous venons de Dieu et nous tarissons quand nous coupons le lien avec lui. Efforçons-nous de demeurer donc en lui, comme il nous le recommande dans (Jn 15,5) et nous porterons de beaux fruits (PS 1,3). Il s’occupe de nous quand nous nous préoccupons même un tout petit de son règne. Je suis heureux de tout ce que le Seigneur nous fait et aujourd’hui je ne veux plus un seul enfant mais plutôt douze (12) et plus ! Rire… .

  • Les fruits de notre cheminement dans le mouvement Cité de l’immaculée

IMG_2382Je n’avais jamais donné de dîme depuis plus de sept (07) ans que je travaille et la quête vient une fois en passant très très rarement  parce que j’avais des pensées impures envers l’usage qui se faisait des quêtes.  Il y a quelques mois alors que mes charges dépassaient  tout de loin mon salaire, j’ai égaré ce dernier quelques  heures après sa réception. Je fus  dans tous mes états et sur conseil de ma femme, je confiai mon amertume à Jésus présent au Saint Sacrement. Cela m’avait aidé à gérer les deux semaines qui suivirent sans douleurs. A la fin de la deuxième semaine, après ma prière du matin j’ai retrouvé le salaire dans son intégralité dans mon sac de service. Je fus rempli d’une grande joie et je continuais ma louange au Seigneur pour l’argent mais pour le grand amour qu’il déploie envers l’avorton que je suis. Je louais du fond de mon cœur et mes mains endurcis s’ouvrirent pour honorer mensuellement mon Seigneur de mes efforts. Dès lors, le Seigneur m’a comblé de beaucoup de biens financiers, il m’a donné de mieux gérer mon argent et de réduire mes dettes sans pour autant le ressentir. Il m’a fait beaucoup de biens que je ne pourrai détailler ici pour ne pas rendre le document long, mais je prends le soin de conter un, afin que votre foi en soit édifiée.

Vous savez mes frères sur mon salaire était prélevée une somme non négligeable pour les besoins d’impôt. Cela me faisait beaucoup mal et je ne voyais par quel moyen de m’en sortir. J’ai essayé  de réduire plusieurs fois cette somme en entamant les procédures IFU par deux voies séparée mais les deux échouèrent. Je n’ai  donc jamais  pu obtenir car en ce temps des réformes propres à l’impôt avaient suspendu temporairement cette attribution. Mon découragement  était total. Je ne me suis plus adressé à l’impôt tant j’étais désespéré et étais aussi empêché par mon patron. En effet il ne me permettait pas de sortir aux heures ouvrables pour des courses alors que c’est à ces heures que le service public fonctionne. J’étais vraiment coincé et désespéré. Pour vous donner une idée de mon occupation au travail, apprenez que j’ai dû m’échapper du chantier, un samedi pour pouvoir suivre la messe d’enterrement de mon parrain, celui qui m’avait pris en charge au supérieur et financé mes études d’ingénieur en grandes parties. Bien-aimé du Seigneur je suis sûr que vous êtes impatient de savoir comment le Seigneur régla ce problème. Je ne pouvais pas l’imaginer moi aussi. Mon patron décida pour une raison que je ne comprends pas trop bien de balancer mon paiement à son associé qui m’a mis sous un autre régime et là encore je ne comprends pas trop bien, le comptable ne pouvait prélever un seul centime de mon salaire. Et malgré mes doutes, cela  a duré jusqu'à la fin du projet. J’ai osé  penser que c’est parce que dans la dixième part de mon salaire que j’offrais pour la purification et la bénédiction de mon effort, je ne défalquais pas l’impôt.  

FamilleFrères et sœurs ces merveilles plus ou moins matérielles  ne sont pas pour ma femme et moi les plus grandes choses que le seigneur nous a faites. Il a guéri nos âmes et les a remplis de ses dons. Nous pouvons dire avec assurance que nous avons le respect  pour les objets de piété et vivons les solennités de l’église de façon très pieuse. L’amour de la messe et de la prière, brûle en nous même si le vent de la paresse  nous atteint parfois. Nous sommes guéris de la télé et de ses feuilletons et de tout ce que nous avons cité au début du témoignage. Nous avons remplis notre bibliothèque de livres pieux et notre discothèque de CD religieux et pour couronner tout ça j’ai commencé par mettre la croix. Pour avoir du temps et être à la prière j’ai engagé un assistant qui prend le relai si  je dois aller au-delà de 19h. Mais laissez-moi vous dire que je m’arrange pour que quelques fois il vienne lui aussi à la prière, peut-être aurait-il besoin aussi d’un assistant ! rire ….

Notre vie est calme et paisible, la vie ensemble connait moins de colères et  même si elles venaient, elles sont gérés autrement avec beaucoup moins de violence. Ma femme qui n’avait d’égard pour personne et était remplie d’orgueil a été touchée par l’humilité et la douceur du Cœur Divin de Jésus, elle est devenue beaucoup moins orgueilleuse que ses sœurs et prie tout le temps pour la disparition totale de son orgueil. Cela a beaucoup agi sur notre vie à deux car cet orgueil m’a poussé à beaucoup dérailler ce qui n’est pas bon pour notre couple. Ma femme désire maintenant la douceur et l’humilité du Cœur de Jésus et moi sa lenteur à la colère afin que  notre couple soit parfait comme la sainte Famille. Nous avons compris maintenant ce qu’a dit sainte Thérèse : « c’est en  aimant Dieu que j’ai appris les exigences de l’amour fraternel » sans Dieu on n’est pas capable d’aimer véritablement.

Frères et sœurs bénissons Marie et bénissons Dieu, il y a tant de choses à dire encore et encore je vous reviendrai très bientôt, mais sachez une chose les bienfaits de Dieu dépassent de loin celui de mes témoignages.

DIEU est simplement DIEU !

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